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Principe du verre Low-E

Le verre « Low-E » est un verre sur lequel on applique des couches très fines d’oxyde métalliques. Généralement, cet enduit est appliqué sur la face interne de la vitre, qui en construction vitrage scellé, s’avère extrêmement efficace sur le plan énergétique. Une courte description des types de rayonnements facilitera la compréhension du processus.

Le rayonnement, qui constitue la principale forme de déperdition thermique des fenêtres, se propage sous formes d’ondes de longueurs différentes qu’on divise en deux grandes catégories : ce sont les ondes courtes, comme dans le cas des radiations émises par des sources de chaleur intense, tel le soleil, ou des ondes longues, dont les radiations de chaleur sont dégagées par des objets, matériaux, meubles ou personnes qui ont une température plus élevés que celle de la pièce.

Le verre ordinaire n’offre pratiquement aucune résistance aux ondes courtes de même qu’aux ondes longues renvoyées par des éléments contenues dans la pièce. La chaleur dégagée les personnes ou les meubles est absorbée par le verre ordinaire. Elle est ensuite transmise à l’espace d’air entre les deux vitres et traverse finalement la deuxième vitre jusqu’à l’extérieur.

Le verre « Low-E » interrompt cette transmission. Comme le verre ordinaire, il laisse pénétrer dans la pièce les ondes courtes émises par le soleil. Cependant, l’enduit « Low-E » renvoie les ondes longues provenant de la pièce à l’intérieur. En gros, la chaleur absorbée par le verre ne peut traverser l’enduit « Low-E ». À la surface du verre, la température s’élève et la chaleur provenant de la pièce est ainsi moins attirée vers la fenêtre.

L’enduit « Low-E » bloque également certains des rayons ultraviolets du soleil les plus dommageables et contribue ainsi à réduire la décoloration des meubles, des rideaux, etc.

Les unités remplies au gaz Argon

Un autre type de construction de vitrage scellé est celui auquel on ajoute non seulement un verre « Low-E », mais aussi un gaz en remplacement de l’air. Cette combinaison contribue grandement à l’amélioration du rendement énergétique de la fenêtre. Très populaire en Amérique, ce vitrage est constitué de deux verres scellés où est emprisonné un gaz inerte non conducteur, l’argon dans la plupart des cas.

Gérard Milette